France & Mexique, 2007 – 2014

Merci pour la douceur, celle là même qui s’est tue en ce corps étrange corps flottant corps sans sol.
Si la douceur touche Le Corps, est ce que le poids du doux le ramène en son « solraciné » par la plante des pieds, et si je perds pieds, est ce que la danse joint son souffle au tien pour tracer un geste instant de grâce ?


Un espace abandonné après une «guerre». Que reste-t-il après le Chaos?

 Brindilles qui sortent du béton.

 Bouts de bois / Bouts de corps? 

Course vers le mur, yeux bandés. 

Un lieu image du chaos, un lieu image de paix et de sérénité : quel est le chemin qui mène d’un lieu à l’autre ? Le danser. 

Comment l’écoute permet de mettre en mouvement les couches subtiles du corps physique et de rompre l’effort musculaire pour se mettre à résonner avec les fluides et l’âme? 

NUS sommes (la peau des images)
 Le désir est-il toujours en jeu dans la représentation du nu ?



Khaos : à l’origine, il y a Khaos, le premier de tous les dieux à naître du néant. Et le seul à survivre à leur disparition. Après lui apparaissent la terre, à la vaste poitrine et Eros. Khaos, Terre et Eros sont le nœud à partir du quel se développe l’histoire du monde et des mortels qui l’habite. Parce qu’il est l’état originaire de désordre de la matière, Khaos est donc au commencement, un commencement qui précède tout connu, sans pour autant être antérieur. Commencement simultané et toujours en instance. Commencement, donc non seulement originaire, mais en deça et au-delà de toute origine. Césure, déflagration initiale qui accompagne tous les pas de l’humanité. (…) En lui le haut et le bas échangent leur place et perdent leur sens. Khaos est la confusion qui existe avant la création ; pure matière, plomb.

Frederico Ferrari
/ Jean Luc Nancy

à venir

  • images de Gaël Guyon et Marc Mati Zemelman
  • Illustration Albin Brunovsky