Il nous fallait faire silence – il fallait se taire – juste écouter l’onde de choc – embrasser ceux que nous aimions – il aurait fallu être là-bas, marcher dans la ville immense jusqu’à l’épuisement, et puis poser une brassée de Calas blancs devant la maison de la Navarte sur le trottoir. Il aurait fallu…

Je n’ai pas compris pourquoi le monde ne s’est pas arrêté – ne serait-ce qu’un instant – pourquoi il n’y a pas eu une minute d’oubli – juste une toute petite minute de rien pour accompagner le battement de nos coeurs en suspension.
Nadia était le NOUS que le JE SUIS n’avait pas saisi.

SOMOS elle disait – en parlant des électriciens, des zapatistes, des étudiants d’Ayotzinapa, des artistes, des femmes autochtones. Tous NOUS.
Avec son envol s’est un peu de ce NOUS qu’elle portait avec tant de vivacité et d’espoir qui disparaît.

Ce que avons pu faire nous l’avons fait – nous retrouver ensemble dans le studio – tenter de danser – en laissant nos larmes inondées nos visages sans chercher à cacher notre peine.
C’est le seul visage que nous pouvions lui offrir – à nu – à nous – sans mot – sans justification –

Puis il y a eu ce moment improbable de part et d’autre des écrans avec les amis mexicains, l’unique chose que nous pouvions leur dire était que nous étions proches, que nous étions là, que nous étions vivantes, que la cruauté ne nous empêcherait pas de rire et d’être ensemble. Nous rassemblions les morceaux de ce NOUS auquel un morceau manquait dorénavant. Ce bout-là aussi nous nous le sommes partagé.

Nous ne sommes pas montés au bataillon, nous n’avons pas fait de bruit, ni utilisé son nom pour nous coudre un costume de scène.
C’est cela Nadia –
C’est l’impossible acceptation d’un homme qui assassine un autre être humain.

C’est l’impossible colère qui ne peut être une colère.
C’est l’envie d’une révolution d’un soulèvement.
C’est un refus de cette violence comme de toute violence.
C’est l’insolence d’une femme qui s’exprime au milieu de la tempête en se sentant invincible.

C’est l’étrange frisson qui nous parcourt lorsque la peur se fait plus proche dans cette nuit que nous traversons.

Lunes 10 de agosto de 2015, Ciudad de México.

Estamos extremadamente consternados, dolidos y enojados por el asesinato y la tortura de Yesenia, Alejandra, Mile, Nadia y Rubén en un departamento céntrico de la Ciudad de México, el pasado 31 de julio de 2015. Este no es un caso aislado e ilustra la escalada de violencia que se vive en toda la República Mexicana; la matemática del terror bajo la cual vivimos suma día con día miles de desparecidos, asesinatos, injusticias y un pacto de impunidad firmado por nuestros gobernantes. La indignación que sentimos es muy fuerte y las estrategias para enfrentar los hechos nos son aun desconocidas.

Varios de nosotros conocimos bien a Nadia Dominique Vera Pérez, una de las víctimas, colega nuestra por su labor en la danza como productora y gestora cultural. Ella producía el festival internacional de arte escénico contemporáneo Cuatro X Cuatro en la ciudad de Xalapa, Veracruz; importantísimo para la difusión y el desarrollo de la danza nacional. Entre otras cosas, también produjo el festival de cine Oftálmica en la misma ciudad y recientemente organizaba la gira en México del músico español Albert Plá.

Como antropóloga, Nadia creía firmemente en el potencial de las artes para la transformación social, y actuaba en consecuencia. Nadia también practicaba una actividad política muy enérgica a favor de los derechos humanos, a favor de la libertad de expresión, en contra de las injusticias de un gobierno represor y en solidaridad con todas las víctimas, muertos y desparecidos de nuestro país. En más de una ocasión, Nadia expresó su temor: se sentía vigilada, fichada, ya que en varias ocasiones fue amenazada por su actividad política en el estado de Veracruz.

Nos parece muy importante difundir su quehacer, hablar de ella, resaltar su identidad más allá de su cuerpo violentado o su foto circulante. Al menos, nombrarla… pensarla y enfatizar la gravedad de estos hechos inadmisibles que sentimos tan cercanos.

También fue asesinado Rubén Espinosa, fotorreportero especializado en documentar movimientos sociales y expresiones artísticas, amigo de Nadia, fotógrafo del festival Cuatro X Cuatro, amenazado de muerte por el gobierno de Veracruz.

Nos es igual de importante mencionar a Yesenia Quiroz Alfaro, Mile Virginia Martín y Alejandra Olivia Negrete. Aunque desgraciadamente sabemos poco de ellas y por lo pronto sólo podemos nombrarlas, fueron seres humanos, vidas valiosas con amigos, familias, planes, personalidades e historias.

Necesitamos su ayuda y colaboración. Necesitamos que el mundo entero hable de ello porque esto no puede seguir sucediendo. Vivimos en un México en el que más del 90% de los delitos quedan impunes, en el que la violencia de estado se ejerce cada vez con mayor

cinismo, en el que la noción misma de justicia parece ser inaccesible. Nuestro país se desmorona, la violencia arrecia, y cada vez corremos más peligro. Nadia era un elemento fundamental para el arte en México, para la danza, y como miembros de una comunidad internacional que busca reflexionar, sentir y ser crítica, creemos que estamos juntos en esto. Una integrante de nuestra comunidad, la hayamos conocido o no, tengamos similitudes estéticas o no, seamos mexicanos o no, ha sido torturada y asesinada en un estado fallido. La muerte de Nadia le compete al gremio del arte en todo el mundo. Nos compete a todas. La presión internacional es uno de los pocos mecanismos de protección efectivos. Les pedimos que se pronuncien con nosotros, y dado que muchos de ustedes se presentan en público, hablan, escriben, proyectan, exponen… les pedimos que se tomen un momento durante su presentación para hablar de lxs cinco. Pensamos que es importante hablar de esto en espacios de intercambio afectivo directo.

Por los que no están pero también por los que nos quedamos. Nunca más. Ni Nadia ni nadie.

“Hermana mía te encuentro en el viento” Miembros de la comunidad de arte en México.

 

FR

A la communauté artistique internationale :

« Hermana mía, te encuentro en el viento » (Ma soeur, je te retrouve dans le vent)

Le 31 juillet 2015 dernier, Yesenia, Alejandra, Mile, Nadia et Ruben ont été violemment torturés et assassinés dans un appartement du centre-ville de Mexico. Ce n’est hélas pas un cas isolé : il vient s’ajouter aux milliers de morts et de disparus dus à l’escalade de violence dont souffre le Mexique tout entier. Face à l’injustice et la terreur, nos gouvernants semblent avoir signé un pacte d’impunité. Nous ressentons une profonde indignation, mais nous ignorons encore comment affronter ces faits extrêmement douloureux qui viennent de frapper la communauté artistique.

Certains d’entre nous ont bien connu Nadia Dominique Vera Pérez, jeune collègue qui participait activement à la gestion et à la production de danse contemporaine. Elle produisait le festival international des arts de la scène Cuatro X Cuatro, à Xalapa, dans l’état de Veracruz, festival particulièrement fécond pour la diffusion et le développement de la danse au Mexique. Elle produisait aussi le festival de cinéma “Oftálmica” dans la même ville, et avant son assassinat, elle était en train d’organiser la tournée au Mexique du musicien espagnol Albert Plá.

Formée en ethnologie, Nadia croyait fermement au potentiel de l’art pour la transformation sociale, et elle agissait en conséquence. Elle était également très active politiquement, luttait pour les droits de l’homme, défendait la liberté d’expression et prenait position contre les injustices d’un gouvernement oppresseur, se montrant solidaire de toutes les victimes, de tous les morts et les disparus de ce gigantesque charnier qu’est devenu notre pays. A plusieurs reprises, Nadia avait exprimé sa peur: elle se savait surveillée, montrée du doigt et avait été plusieurs fois menacée pour son activité politique dans l’Etat de Veracruz.

Nous souhaitons à présent nous attarder sur son travail, parler d’elle, la faire connaitre au-delà de son corps maltraité et des photos que les médias font circuler. Nous voulons la nommer, la garder présente et souligner l’inadmissibilité de ces faits qui nous touchent de si près.

Ce jour-là, dans le même appartement, Ruben Espinosa a lui aussi été assassiné; c’était un photographe spécialisé dans la couverture de mouvements sociaux, d’expressions artistiques, ami de Nadia, photographe du festival Cuatro X Cuatro, menacé de mort par le gouvernement de l’état de Veracruz.

Il nous semble également important de parler de Yesenia Quiroz Alfaro (une jeune fille qui cohabitait avec Nadia), Mile Virginia Martín (une jeune colombienne qui habitait le Mexique) et Alejandra Olivia Negrete (une femme de 40 ans, apparemment employée domestique). Malheureusement nous savons d’elles peu de choses et pour l’instant nous ne pouvons que nommer ces êtres humains aux vies précieuses qui avaient des amis, une famille, des projets, une histoire…

Nous demandons votre aide et votre collaboration. Il faut que le monde entier parle de ces victimes innocentes, l’horreur ne peut plus durer. Nous vivons dans un pays où plus de 90% des délits restent impunis, où la violence de l’Etat est de plus en plus cynique et la notion même de justice parait inaccessible. Notre pays s’effondre, la violence ne cesse de croître et nous sommes de plus en plus en danger. Nadia était un élément fondamental pour l’art au Mexique, pour la danse et en tant que membres d’une communauté internationale qui cherche à réfléchir, sentir et rester critique, il faut nous unir. Quelles que soient les valeurs esthétiques que nous partageons, les rapports qui nous lient, le pays dont nous venons, un membre de notre communauté a été torturé et assassiné dans un Etat défaillant. La mort de Nadia nous concerne tous.

La pression internationale est peut-être l’un des seuls mécanismes de protection efficace, et sachant que beaucoup d’entre vous parlez, dansez, écrivez, projetez, exposez… devant un public, nous vous demandons de consacrer quelques minutes à ces cinq victimes lors de vos présentations. Ces espaces d’échanges affectifs en direct nous seront d’un précieux secours.

Pour tous ceux qui ne sont plus là, mais aussi pour nous tous. Plus jamais. Ni Nadia Ni Nadie (Ni Nadia, ni personne)

Membres de la communauté artistique du Mexique.

 

EN

To the international arts community:

“Hermana mía te encuentro en el viento”

(Sister, in the wind I find you)

We are deeply shocked, hurt and angry about the torture and murder of Yesenia, Alejandra, Mile, Nadia and Rubén, in an apartment in the central area of Mexico City, this last July 31, 2015. This is not an isolated case, and it illustrates the escalation of violence across the country. The mathematics of terror under which we live add more victims everyday to the already thousands; people are murdered (close to 160,000 since 2007), disappeared (between 26,000 a 40,000), raped and abused in all kinds of horrifying ways without consequence. There is a pact of impunity signed by those who hold our government hostage of their interests. Neoliberalism has come to its purest form of cruelty in a situation like this. Bodies only matter as assets. The outrage we feel is very strong, and the strategies to face the facts are yet unknown.

One of the victims, Nadia Dominique Vera Pérez was well known to many of us, she was our colleague because of her work as a producer and cultural promoter. She produced the Cuatro X Cuatro International Dance Festival in the city of Xalapa, Veracruz, crucial for the promotion and development of Mexican dance. Among other things, she also produced Oftálmica Film Festival in the same city, and was recently organizing the Mexican tour of Spanish musician Albert Plá.

As an anthropologist, Nadia strongly believed in the arts potential for social transformation, and acted accordingly. Nadia practiced as well a strenuous political activity on behalf of human rights and freedom of expression, against the injustices of an oppressing government, and in solidarity with the victims, the dead and the disappeared of our country. More than once, Nadia expressed her fear: she felt watched, marked. More than once she was threatened because of her political activism inside the state of Veracruz.

We find it very important to spread knowledge of her work and life, to talk about her, to highlight her identity, farther than just her picture or the idea of her broken body. To at least name her… to think her and to emphasize the seriousness of these unacceptable facts we feel so close to.

Rubén Espinoza was murdered too. He was a photojournalist, specialized in social movements but also in artistic expressions. Nadia’s friend, photographer of the Cuatro X Cuatro Festival, threatened with death by the government of Veracruz.

It is just as important to mention Yesenia Quiroz Alfaro, Mile Virginia Martín and Alejandra Olivia Negrete. Although unfortunately we know very little about them, and so far we can only name them, we must not forget they were human beings; precious lives with friends, families, plans, personalities and histories.

We need your help and your collaboration. We need the entire world to talk about this, because it just cannot keep going on. We live in a Mexico in which more than 90% of crimes are left unpunished, in which state violence is exercised more cynically every time, in which the notion of justice itself seems to be inaccessible. Our country is falling apart, violence gets worse, and we are subject to a greater danger every day. Nadia was a fundamental element for art in Mexico, for dance, and as members of an international community that intends to be reflexive, sensitive and critical, we believe that we are in this together. No matter if we met her or not, if we had similar aesthetic interests or not, if we are mexican or not, a member of our community has been tortured and murdered in a failed state. Nadia’s death concerns the art community all over the world. It concerns us all. International pressure is one of the few effective protection mechanisms. We ask you to speak out with us, and since many of you perform, speak, write, screen, show… we ask you to take a moment during your presentations to talk about the five. We think that it is important to talk about this in spaces open to direct affective exchange.

For those who are gone, but also for those of us who stay. Never again. Ni Nadia Ni Nadie. (Neither Nadia nor anybody else).

Members of the Mexican art community

SOMOS

Somos los huelguistas del 99 en la UNAM

La educación pública gratuita e irrestricta en nuestra bandera

Somos los altermundistas en Cancun en 2001 y en Guadalajara en 2004

No cederemos a los organismos financieros y los cotos de poder internacionales

Somos los adherentes de la Sexta Declaración de la Selva Lacandona y los caminantes de la Otra Campaña en 2005

Los partidos políticos no nos representan

Somos los pupilos de la Asamblea Popular de los Pueblos de Oaxaca

Somos comuna

Somos barricada

Somos los estudiantes solidarios con el pueblo de San Salvador Atenco en 2006

Somos Alexis Benhumea y los presos políticos estudiantes defensores de los derechos humanos y territoriales

Somos la denuncia del asedio militar a las comunidades zapatistas Somos la Digna Rabia de 2008
Somos “Ocupa”, bolsa de valores y Coyoacan
Somos 15M somos el 99% de la población

Somos los compañeros de los electricistas del SME y los pensionados atacados por las reformas laborales

Somos los que luchan por una vida digna
Somos los hermanos de Salvárcar Ciudad Juarez
El movimiento contra la militarización de nuestra vidas

Somos los niños y los padres de la guardería ABC

Somos “yo soy 132”
Somos anti EPN
No confiamos en el sistema electoral
Denunciamos la imposición
Somos 1DMX y decimos no a las reformas estructurales

Somos los policías comunitarios
Somos autonomía
Somos resistencia
Somos autodefensa
Protegemos la comuna
No permitiremos que nos despojen

No permitiremos que los cuerpos represivos nos agredan y aprendan quedándonos de brazos cruzados

Somos también la autodefensa

Usamos la capucha e inundamos las calles para defendernos con los que se defienden y con los que no,

y cuando la capucha se va trabajamos en los campos y comunidades, en los barrios, las escuelas, defendemos a los animales, el territorio, el ambiente, defendemos la comunidad, defendemos la vida

Somos los futuros maestros, los aliados del movimiento magisterial de 2013, somos unos SMX

Somos “2 de Octubre”, no olvidamos Somos “43 Ayotzinapa”
Somos “fuera EPN”
Somos 20NMX

Todos somos compas desde los corazones de las escuelas, desde el pulmón de las comunidades, pueblos, barrios de México, no olvidamos

Somos la generación que nació de los fraudes electorales, las componendas de los partidos políticos en México, la traición de los acuerdos de San Andres Larrainzar

Somos la generación que vio morir a un país y caer de una en una las instituciones que deberían de estar ahí para garantizar un orden, una ley de principios mínimos de convivencia

No acatamos el mandato de los poderosos, ni seguimos los consejos de reformistas, ni de la sociedad civilista acostumbrados a vivir del supuesto orden que poco a poco nos ha ido aniquilando

Somos la comuna del agravio
Nuestro horizonte crece se abre y se empodera

Somos la asamblea errante, la discusión en voz alta, somos la escuela, la “ocupa”, la calle

Somos comité de lucha, las experiencias que nos ligan, nos reconocemos, nos organizamos, nos reencontramos, arrastrados por las tormentas de las políticas de miseria del neoliberalismo

Hemos encontrado el ojo del huracán en la autorganización y en la resistencia, es el vilo de nuestra esperanza.

Nadia Vera

 

FR

Nous sommes les grévistes de 99 à la Unam,
L’éducation publique, gratuite et … est notre bannière
Nous sommes les altermondialistes à Cancùn en 2001,
Et à Guadalajara en 2004.
Nous ne cèderons pas aux organismes financiers et au conservateurs de pouvoir internationaux Nous sommes les adhérents à la septième déclaration de la « selva » à la Candona,
Et les marcheurs de l’Autre Campagne » en 2005.
Les partis politiques ne nous représentent pas.
Nous sommes les élèves de l’Assemblée Populaire des peuples de Oaxaca.
Nous sommes la Commune, les barricades, nous sommes solidaires avec le peuple de San Salvador Atenco en 2006.
Nous sommes Alexis Benumea,
Et les étudiants prisonniers politiques défenseurs des droits de l’Homme et à la terre.
Nous sommes la dénonciation du contrôle militaire des communautés zapatistes,
Nous sommes la colère digne de 2008,
Nous sommes « occupa »,……… et Coyoacan
Nous sommes 15 M,
Nous sommes 99% de la population,
Nous sommes les compagnons des électriciens du SME*,
Et les retraités attaqués par les réformes libérales,
Nous sommes ceux qui luttent pour une vie digne,
Nous sommes les frères des massacrés de Salvárcar Ciudad Juarez
Le mouvement contre la militarisation de nos vies.
Nous sommes les enfants et les parents de la guarderia ABC
Nous sommes « Yo soy 132 »,

Nous sommes contre le PN
Nous ne faisons pas confiance au système électoral,
Nous dénonçons l’imposition,
Nous sommes 1 D,M,X
Et nous disons Non à la réforme structurale.
Nous sommes les policiers communautaires,
Nous sommes l’autonomie,
Nous sommes la résistance,
Nous sommes l’autodéfense,
Nous protégeons la Commune
Nous ne permettrons pas qu’ils nous spolient,
Nous ne permettrons pas que les groupes répressifs nous accablent
Et nous laissent les bras croisés
Nous sommes aussi l’auto-défense
On mettons noter capuche
Et nous inondons les rues pour nous défendre avec ceux qui se défendent
Et avec ceux qui ne le font pas.
Et quand la capuche s’enlève,
Nous travaillons dans les champs, les communautés, les quartiers et les écoles, Nous défendons les animaux, le territoire, l’environnement,
Nous défendons la communauté
Nous défendons la vie,
Nous sommes les futurs professeurs,
Les alliés du plan magistral de 2013,
Nous sommes OSNMX
Nous sommes le 2 octobre
Nous n’oublions pas.
Nous sommes 43 à Ayotzinapa
Nous sommes ouste le EPN

Nous sommes 20 NMX
Nous sommes tous compagnons,
Depuis le cœur des cours d’écoles,
Depuis le poumon des communautés et quartiers du Mexique,
Nous n’oublions pas,
Nous sommes la générations qui est née avec les fraudes électorales

Nous sommes la génération qui a vu mourir un pays et tomber une par une les institutions qui devraient être là pour garantir un ordre, une loi, un ensemble de principes de base du « vivre ensemble »,

Nous ne suivrons pas les conseils des réformistes
Ni de la société civilisée
Habituée à vivre dans le supposé « ordre » qui peu à peu nous a détruit
Nous sommes la commune du l’internet sans fil
Notre horizon grandit, s’ouvre et prend du pouvoir,
Nous sommes l’assemblée errante,
Les discussions à voix haute,
Nous sommes les écoles, les squats (« occupas »), la rue,
Nous sommes les comités de lutte, les expériences qui nous relient,
Nous nous reconnaissons
Nous nous organisons
Nous nous retrouvons.

Dévastés par l’orage de la politique de misère du Néo-libéralime, Nous avons trouvé l’œil du cyclone :
L’auto-organisation et la résistance.
C’est le fil de notre espoir.

 

EN

We are the strikers of ’99 from UNAM1. “FREE, PUBLIC, STRICT EDUCATION” was our banner.

We are the alter-globalists in Cancun in 2001, and in Guadalajara in 2004.

We do not yield to financial organizations nor the lobbyists of international powers.

We are the adherents to the 6th declaration of the Lacandona Jungle, and we are the marchers of the other campaign in 2005.

The political parties do not represent us.

We are the populations of the popular assembly of the Villages of Oaxaca.

We are common. We are barricade.

We are the students in solidarity with the village of San Salvador Atenco in 2006. We are Alexis Benhumea and the political student prisoners, defenders of human rights and land rights.

We are denouncers of the series of military actions on the Zapatista communities.

We are the dignified rage of 2008. We are “occupy” of the Coyoacan stock exchange.

We are 15-M. We are 99% of the population.

We are the friends of the electricity workers of SME, and the pensioners attacked by labour reforms.

We are those who fight for a dignified life.

We are brothers of the massacred of Salvarcar Cuidad Juares, the movement against the militarization of our lives.

We are the children and the parents of the daycare centre ABC. We are “I am 132.”

We are anti-EPN.
We don’t trust the electoral system. We denounce its imposition. We are one of MX.

We say no to the structural reforms. We are community police. We are autonomous. We are resistance. We are self-defense. We protect the commune. We do not allow them to plunder. We do not permit the repressive bodies to harass us or find us with our arms crossed.

We are also self-defense. We pull the hoods over our heads and flood the streets to defend with those who defend themselves and those who don’t.

And when the hood is taken off, we are in the fields and in the communities, neighbourhoods and in the schools.

We defend the animals, the territory, the environment.
We defend the community, we defend life.
We are the future teachers, allies of the magisterium movement of 2013.

We are one OSNMX.
We are the 2nd of October. We do not forget.
We are 43 Ayotzinapa.
We are “Oust EPN!”

4 Villas de Salvarcar Cuidad Juares, 31st of January 2010 5 “Yo soy 132”
6 Movimiento Magisterial

We are 20 NMX.

We are all friends, from the hearts of the schools, from the lungs of the communities, neighbourhoods’, and towns. We do not forget.

We are the generation born into electoral fraud, the compromise of the political parties in Mexico, the breech of the agreement of San Andres Larrainzar.

We are the generation who saw the death of a country and the fall, one by one, of the institutions that are meant to guarantee an order, a law, a minimal series of principles of coexistence.

We do not grasp the mandate of the powerful, nor the advice of the reformists, nor the civilian society accustomed to living in its rank, which is little by little being hired out.

We are the commune of the wireless. Our horizon grows, opens and empowers. We are the roaming assembly, the discussion out loud.

We are the school occupy the streets, we are a fighting committee, the experience that binds us, we recognize each other, we organize ourselves, we meet together. Carried by the storm of neo-liberal politics of misery, we have found that the eye of the hurricane is in organization and resistance.

It is our thread of hope.

 

Écouter au casque.